J’en ai marre et il faut que j’amarre à bon port ou à port. L’importance de l’instant n’est plus importante, je suis simplement épuisé de la houle, de la mer et de ce vent épuisant qui souffle mes idées sans se stabiliser. Mais pourquoi ce vent amer que j’aimais tant m’est rendu si insupportable à présent? Pourquoi l’odeur de la mer m’est à ce point rendue amère. J’ai eu beau naviguer en grande mer facile et fragile, mais je n’ai pu trouver ce que j’étais parti chercher. Je suis là dans le vide d’une mer sans rive, mais qu’est-ce qui m’arrive. Je ne sais plus différencier le nord du sud, le haut du bas, tout est bleu, tout est moi. Dans ce grand vide mes yeux se perdent, un peu comme mes mots, qui depuis trop longtemps reste en cale, qui à double tour j’ai enfermé croyant de ne pas me blesser. Et ce temps qui passe dans mon espace n’est plus que l’illusion d’un rêve qui ne se veut plus réalité. De chimère à réalité mes idées ne font que passé et mes envies ne sont que pensées. Je n’en peux plus de rester là, au milieu de cet océan que je me suis pleuré au fil des années. Doucement mon ancre coule, tout au fond sans nécessairement le trouver. Et doucement mon encre coule, donnant un nouveau sens à mon monde, laissant pénétrer d’être immonde mon espace, mes espaces entre chaques maux qui s’effondre sur ce papier synthétique. J’ai envie de toi, envie de moi, envie de simplement vivre et laisser passer la vive envie d’être ici. Je peux maintenant me passer de muses que j’ai mes muses du passé. Mes mots exploseront un à un comme l’artifice d’un feu qui n’est pas de paille. C’est vrai, j’ai la clé, à moi de décider.
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